L’UIMM retire sa proposition. L’heure est à l’action et à l’unité

Publié le 28 janvier 2010

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N’ayant trouvé que la seule CFDT pour accepter un accord limité à 1,2 % d’augmentation des minima ingénieurs et cadres, l’UIMM a purement et simplement retiré sa proposition et prétend pouvoir clore unilatéralement les négociations.

Il serait temps que l’UIMM apprenne que les relations sociales sont naturellement conflictuelles dès lors que les salariés, fussent-ils ingénieurs ou cadres(IC), et leurs organisations syndicales n’acceptent pas ou plus d’en rabattre sur leurs exigences.

Durant de trop nombreuses années, l’UIMM a pu se contenter d’augmenter de manière infime les minima IC tout en donnant à cette politique une caution syndicale par la signature de 3 et parfois 4 organisations.

Aujourd’hui, le minimum d’un ingénieur Pos II coef 100 au forfait-jours est égal à 2,07 fois le minimum ouvrier le plus bas (Coefficient 140) base 35H. En clair, il est descendu au niveau où était en 1985 le minimum d’un technicien IV3 travaillant 39H par rapport au minimum de l’époque de ce coefficient 140 base 39H.

Il y a donc bien urgence pour les ingénieurs et cadres à rompre avec une spirale qui en 25 ans à dévalorisé considérablement leurs minima.

2010 peut devenir l’année où les ingénieurs et cadres auront commencé à entreprendre cette rupture et à inverser un processus trentenaire de dévalorisation des salaires ingénieurs et cadres qui n’est plus supportable.

On ne peut se satisfaire en 2010 d’un début de grille IC base 35H à peine au dessus du SMIC ! Pour le moins, il faudrait pouvoir le comparer au plafond de la sécurité sociale !

Au vu du positionnement de ses syndicats et sections syndicales « ingénieurs, cadres et techniciens » la CGT a pu mesurer que les IC ont de plus grandes prétentions revendicatives au vu de la dégradation de leurs salaires que de continuer dans le statu quo actuel qu’aurait signifié un accord à 1,2%.

Les jeunes ingénieurs qui entrent sur le marché du travail attendent des organisations syndicales qu’ils reconquièrent des minima dignes du titre d’ingénieur.

La CGT en est profondément convaincue et veut aider les IC à se mobiliser. Par leur unité, les organisations syndicales sont capables d’y contribuer et contraindre l’UIMM à revenir à la table des négociations avec des propositions plus sérieuses que 1,2%.

Dès le 23 décembre, la CGT a fait des propositions qui prennent en compte les besoins des ingénieurs et cadres et qui font écho aux revendications des autres catégories autour d’une idée simple : il faut reconstruire au niveau conventionnel comme au niveau des entreprises des grilles et une hiérarchie cohérentes et légitimes de l’ouvrier à l’ingénieur.

A l’occasion des négociations des minima territoriaux des OETAM comme lors des NAO (Négociations Annuelles Obligatoires), ne serait-il pas possible que les organisations syndicales avancent ensemble sur ce terrain ?

Pour sa part, la CGT considère que cela est non seulement possible, mais nécessaire.