Sans_titre_1_copierCommuniqué de presse
L'Union Fédérale des Ingénieurs-cadres et techniciens de la métallurgie CGT

Montreuil, le 15 janvier 2010


4 organisations syndicales sur 5 refusent l'accord sur les minima IC 2010

L'UIMM avait convoqué les organisations syndicales pour signature de l'accord des minima IC 2010.
L'UIMM proposait une augmentation de ces minima de 1,2%.

Seule la CFDT a accepté de signer cet accord.

Pour la première fois depuis de très longues années, FO, CFTC et CGC ont refusé de le signer rejoignant donc la position de la CGT.

L'UIMM donnera sa position dans les prochains jours car les conditions de validité de l'accord ne sont pas réunies : 3 signatures au minimum.

La CGT invite les salariés à mesurer les perspectives que cette situation inédite ouvre au plan conventionnel et pour le niveau des  exigences  que les salariés porteront lors des NAO dans chaque entreprise.

Elle se félicite de ce positionnement syndical qui va dans le sens de la déclaration commune du 5 janvier 2009 selon laquelle ce n'est pas aux salariés de payer la crise et que la revalorisation des salaires est un des vecteurs  essentiels de sortie de crise.

Ce positionnement signifie que des convergences commencent à s'exprimer sur le besoin de reconstruire les grilles de classificaiton.
La CGC chiffre à 17% la revalorisation nécessaire des minima IC. FO dénonce une dévalorisation de 30% de ces minima. Ces analyses rejoignent celle de la CGT.

Pour la CGT, il s'agit de revaloriser au plus vite le début de grille ingénieur et Cadre à 3200€ (Pos II coef 100) et d'amener le minimum de la plus haute position, POSIII C à 8000€.
Ces propositions s'articulent à l'exigence de redonner sa cohérence aux minima OETAM et notamment de positionner le bas de cette grille à 1600€, le seuil d'accueil des Bac+2 à  2560€ et les minima des techniciens de niveau V à hauteur des minima des IC pos II.

La CGT appelle l'UIMM à reprendre les négociations sur les minima sur des bases de toutes évidence plus ambitieuses que ces 1,2%.